Pourquoi on attend aux urgences ?

Pourquoi on attend aux urgences ?

Pourquoi l’attente aux urgences

est parfois si longue ? 

 

L'attente aux urgences, un sport national

“Pourquoi j’attends encore aux urgences ?

Spoiler :  ce n’est ni parce qu’on boit le café,  ni parce qu’on vous a oublié,  ni parce qu’on aime vous faire patienter (promis).

Derrière les portes des urgences, c’est plutôt :  une ruche en surchauffe  des prises de sang qui voyagent  des scanners qui se font désirer des lits qui jouent à cache-cache.

Infirmière aux urgences depuis 16 ans, je vous raconte la vraie vie des urgences, sans filtre, sans jargon… et avec un peu d’autodérision 😏

Mais pourquoi c'est si long ?

Par une infirmières d'urgences... depuis 16 ans.

 Si vous avez déjà mis les pieds aux urgences, il y a de fortes chances que vous vous soyez posé LA question :  « Mais… pourquoi c’est si long ? »

Installez-vous confortablement (oui, même sur un fauteuil de salle d’attente), je vous explique tout, avec un peu d’humour et beaucoup de réalité terrain.

 

Les urgences un service ouvert non-stop ( et sans bouton pause)

Je suis infirmière aux urgences depuis 16 ans. Et s’il y a bien une chose que nous ne maîtrisons pas, c’est le temps d’attente.

Aux urgences, nous ne choisissons pas notre programme :

- Les patients arrivent 24h/24
- On ne peut pas fermer les portes
- Et tout le monde n’arrive pas avec un simple rhume

En temps « normal », le flux commence doucement vers 11h, monte progressivement et atteint un pic vers 17h-18h :

- sortie du travail,
-  fin des consultations chez le médecin traitant,
- petits bobos de la journée qui deviennent soudain très urgents.

 

Première étape : l'accueil

À votre arrivée, vous êtes accueillis par une équipe en première ligne :

- l’infirmière d’accueil (IAO),
-  l’aide-soignant(e),
- et l’agent administratif.

Une fois les formalités administratives réalisées, le vrai travail clinique commence.

Le tri infirmier : grave, très grave... ou peut attendre

Dans le box d’IAO (Infirmière d’Accueil et d’Orientation), nous faisons un tri. Oui, comme à l’aéroport, mais sans tapis roulant.

On évalue, votre état clinique :

- la tension,
- la saturation en oxygène,
- la température,
- et on réalise un interrogatoire.

Objectif : déterminer rapidement si vous êtes :

-  En situation grave, votre vie est menacé à court terme → prise en charge immédiate,
- Stable, vous nécessitez une consultation→ attente surveillée,
- Relevant d’une autre solution de soins plus adaptée que les urgences.

Une fois cette étape passée, vous retournez en salle d’attente…
Sur un fauteuil, ou parfois sur un brancard. Et là, l’attente commence.

Les urgences : La clepsydre de Fort Boyard

 Pourquoi l’attente est-elle si longue ? La métaphore de la clepsydre

Les urgences, c’est un peu comme une clepsydre :

- En haut : les patients arrivent en continu (on ne peut pas fermer)
- Au milieu : les capacités de prise en charge (locaux, personnel, box)
- En bas : les sorties (retour à domicile ou hospitalisation)

Problème ?

- Moins de lits d’hospitalisation
- Une population vieillissante
- Des services souvent saturés

Résultat : quand « le bas » est bouché, tout le reste ralentit.

Et non, ce n’est pas parce que quelqu’un « traîne » ou « prend son temps ».

 

Vous êtes enfin pris en charge et pourtant vous attendrez encore

Une fois installé dans un box :

1. Vous êtes vu par un interne
2. Puis par un médecin

Si des examens sont prescrits, c’est reparti pour une nouvelle phase d’attente.

Exemple classique : la prise de sang

- Le personnel paramédical doit être disponible pour la réaliser
- Le prélèvement part ensuite au laboratoire
-  Les résultats arrivent en 2 à 3 heures

Cela peut sembler long…
Mais en ville aussi, une prise de sang faite le matin donne souvent des résultats en début d’après-midi. 

Et si vous avez besoin d'examens complémentaires

 Alors là, accrochez-vous :

- La demande doit être validée par le radiologue
-  Les manipulateurs doivent avoir un créneau
- Les brancardiers doivent être disponibles pour vous y emmener
- L’examen est réalisé
- Puis analysé

Résultat : encore 2 à 3 heures d’attente possibles.

Un moment tant attendu : la décision médicale

Quand tous les résultats sont enfin là :

- le diagnostic est posé,
- le traitement est décidé,
- et le médecin peut autoriser votre sortie.
Pour cela il doit prendre le temps de relire votre dossier et rediger, courier de sortie et ordonnance... allez encore un peu de patience.

C’est ce qu’on vous souhaite à tous. 

Et si une hospitalisation est nécessaire

Une nouvelle attente commence :

- Trouver le service adapté
-  Vérifier qu’un lit est disponible
- Obtenir l’accord du médecin du service
- Organiser le transfert

Et seulement après cela, vous êtes enfin installé dans un service plus calme. 

En résumé, l'attente n'est pas un manque de considération

 En résumé : l’attente n’est pas un manque de considération

L’attente aux urgences n’est pas liée à la mauvaise volonté du personnel.

Elle est le résultat de :

- contraintes organisationnelles,
- manque de lits,
- afflux constant de patients,
- et d’un système qui fonctionne en tension permanente.

Aux urgences, tout le monde travaille, tout le temps, pour soulager, soigner et orienter au mieux.

Alors la prochaine fois que l’attente vous semble longue, souvenez-vous :
👉 derrière les portes, une véritable ruche est à l’œuvre, 24h/24.

Deuil des soignants

Deuil des soignants

Deuil soignant

Le deuil invisible

Quand la Perte d'un Patient Fait partie du Soin

Trop souvent sous-estimé, le deuil professionnel des soignants est une réalité quotidienne et profonde dans les services de soins. Sur Formurgences, nous levons le voile sur ces blessures silencieuses, inhérentes à nos métiers, et essentielles à reconnaître pour la santé de nos équipes.

Être soignant, c'est côtoyer la vie, la guérison, mais aussi, inéluctablement, la mort. Si le décès d'un patient est, d'un point de vue clinique, un événement qui fait "partie du boulot", l'impact émotionnel sur les professionnels de santé, lui, est loin d'être simple ou anodin.

Nous parlons ici du deuil professionnel, cette réaction émotionnelle légitime face à la perte d'une personne dont nous avons pris soin. Un deuil qui, parce qu'il n'est pas celui d'un proche, est souvent minimisé, voire nié, par la pression de la continuité des soins et la nécessité d'endosser rapidement un rôle professionnel.

Deuil à vif :entre Humanité et Logistique du Quotidien

"Comme beaucoup de mes collègues soignants, je me retrouve chaque jour face à une dichotomie insoutenable : celle de l'humain face à la logistique."

Notre travail nous demande une présence entière auprès des patients et de leurs familles. Pourtant, lorsque le décès survient, le temps de l'accompagnement humain est instantanément remplacé par celui de la procédure. C'est une violence invisible.

La Ritournelle des Procédures : Chasser l'Émotion par l'Action

Dans le quotidien sur-sollicité du soin, un décès est avant tout une série d'étapes à cocher, une procédure à appliquer :

  • 💟 Contacter le service des dons d'organes.

  • 💟 Faire signer le certificat de décès par le médecin.

  • 💟 Procéder à la toilette mortuaire.

  • 💟 Rendre le corps présentable pour la famille.

Chaque geste chasse l'émotion. Un acte prend la place de la réflexion. Nous sommes pris dans le tourbillon de l'action, sans avoir la latitude de nous poser un instant sur le corps du défunt pour reconnaître, même brièvement, la fin d'une vie et la fin de notre relation de soin.

Les absents et les derniers compagnons

L'élément le plus douloureux est parfois l'absence. Il arrive que certaines familles soient éloignées ou inexistantes. C'est alors à nous, soignants, que revient la tâche sacrée et lourde d'accompagner ce patient jusqu'au bout, de le soutenir lorsque sa vie s'essouffle et s'en va.

Quelle place pouvons-nous accorder à cette ultime mission d'accompagnement dans un quotidien où nous manquons de temps, de moyens, et parfois même de décence pour les proches ?

Nous nous retrouvons à proposer un simple café et des chaises bancales aux familles endeuillées, dans l'espoir futile de leur rendre ce moment "moins pire".

Le Coup de Grâce : La Vitesse de l'Oubli

Le cycle se boucle avec une efficacité redoutable : le corps est conduit au funérarium, au milieu des autres soignants qui s'affairent ; la chambre est immédiatement désinfectée, remise à neuf, et remontée pour le patient suivant.

C'est reparti, telle une ritournelle sans fin.

Mais au milieu de cette urgence et de cette désinfection, pensons-nous un instant au soignant qui, lui, ne peut pas désinfecter son cœur ? Au soignant qui cumule, jour après jour, toutes ces émotions contenues, ces deuils non faits, ces adieux escamotés ?

La question n'est plus : "Comment faire notre deuil ?" mais : "Comment l'institution peut-elle nous donner l'espace de notre humanité entre deux urgences ?"

L'Attachement, Un Risque Humain Inévitable

Le cœur du problème réside dans la nature même de notre métier : l'engagement relationnel.

Lorsque la prise en charge d'un patient s'étale sur une longue période, lorsque les familles apprennent à nous connaître et que nous passons les filtres de la superficialité pour découvrir le patient « en profondeur », le lien se tisse. Cet attachement n'est pas une faute professionnelle ; c'est le cœur de l'humanité du soin.

👉Le temps passé : Jour après jour, nous accompagnons, nous soignons, nous consolons.

👉La connaissance intime : Nous connaissons les habitudes du patient, ses peurs, ses espoirs, les anecdotes partagées avec sa famille.

👉L'investissement : Nous avons investi de notre énergie, de notre expertise et de notre espoir pour l'aider.

Quand le décès survient dans ce contexte, il ne s'agit pas seulement de l'échec d'un traitement, mais de la rupture brutale d'une relation humaine forte. Le soignant fait face à un mélange complexe d'émotions : tristesse, impuissance, culpabilité, sentiment d'échec, et même parfois de la colère.

Quand le Deuil Devient Invisible

Dans l'urgence, en réanimation, en soins palliatifs, ou même en service "traditionnel" après un long séjour, on nous demande souvent de "passer à autre chose" rapidement. La machine du soin doit continuer, une autre personne attend une chambre, une autre urgence requiert notre attention.

C'est là que réside le danger : un deuil non exprimé est un deuil qui s'enkyste.

  • Le déni institutionnel : Le manque de temps dédié à la commémoration ou à l'échange d'équipe après un décès majeur est souvent la norme.

  • L'isolement : Par peur d'être jugé "trop sensible" ou "non professionnel", le soignant s'isole dans sa peine.

  • L'accumulation : Ces deuils s'additionnent au fil de la carrière, créant un fardeau émotionnel lourd qui peut mener à l'épuisement professionnel (burn-out) ou à un cynisme protecteur néfaste à la qualité des soins.

Des Pistes pour Reconnaître et Soutenir

Il est impératif, pour la santé de nos équipes et la pérennité de notre vocation, de donner de la place à ce deuil invisible.

Répartition de nos formations

  • Affirmer que ressentir de la tristesse est normal et un signe de notre humanité et de la qualité de notre engagement.
  • Reconnaître l'intensité du lien, surtout après des prises en charge prolongées.

 

Temps et espace d'échange

    • Mettre en place des temps de débriefing systématiques et encadrés (groupes de parole, réunions d'équipe) pour les décès particulièrement difficiles ou inattendus.
    • Permettre aux équipes de se "passer le relais" ou de prendre un temps symbolique avant d'accueillir un nouveau patient dans une chambre après un décès.

L'équipe comme soutien

    • Encourager la verbalisation entre collègues. La force du collectif est vitale pour traverser la perte.
    • Ne pas juger un collègue qui exprime son impuissance ou sa peine.

Chers soignants, votre capacité à prendre soin des autres est intrinsèquement liée à votre capacité à prendre soin de vous-même. Le deuil d'un patient n'est pas un signe de faiblesse, mais la preuve de l'intensité et de la noblesse de votre engagement. Ne le laissez plus être un fardeau silencieux.

10 erreurs appel secours

10 erreurs appel secours

Appel secours
Allo les secours

10 erreurs à éviter lors d'un appel au secours

Tu ne le souhaites jamais… mais le jour où ça arrive, il faut savoir bien réagir.
Quand tu appelles les secours (112, 15, 17, 18…), chaque seconde compte. Et parfois, un simple réflexe mal placé peut faire perdre un temps précieux.

Voici les 10 erreurs à ne PAS commettre quand tu décroches ton téléphone pour sauver une vie (peut-être même la tienne 👀) :

Erreur n° 1 - Apeller avant même d'avoir compris ce qu'il se passe

Tu entends des cris, tu vois un attroupement… réflexe : tu appelles direct ?
Mais tu ne sais pas ce qu’il s’est passé, ni où exactement, ni l’état réel de la personne. Résultat ?
👉 Une intervention déclenchée pour rien.
👉 Une ligne de secours saturée.
👉 Et peut-être, quelque part, une vraie urgence qui attend.

🔥 Avant d’appeler : observe, questionne.
Un appel sans comprendre ce qu'il se passe, cela devient complexe pour ARM ( l'auxilaire de régulation médical qui répond au téléphone) : C'est une perte de temps pour vous et pour les secours.

Erreur n°2 - Donner des informations vagues

Chaque seconde compte : pas de temps à perdre avec du flou.

Soyez précis autant que vous pouvez. Souvent en apellant les secours, la géolocalisation de votre téléphone se met en place. Observez, décrivez ce que vous voyez.

Les secours doivent évaluer l’urgence, envoyer les bonnes équipes, et localiser la personne qui a besoin.
Si tu dis juste :

"Y'a un gars qui se sent pas bien dans la rue."
… ça ne suffit pas. Quelle rue ? Quelle ville ? Quel type de malaise ? Est-ce qu’il respire ? Est-il conscient

Erreur n°3 - Mentir pour faire venir les secours plus vite

Mentir, risque de faire perdre du temps au secours. Le plus simple est de décrire ce que l'on voit. Ainsi, les secours apprécieront mieux le souci de la situation d'urgence.

Mieux vaut agir que d’hésiter : chaque seconde compte !

Erreur n°4 - Paniquer au téléphone

Il ne faut pas paniquer en appelant les secours pour rester clair et compréhensible. Cela aide les opérateurs à poser les bonnes questions et à envoyer l’aide adaptée rapidement.

Garder son calme permet de mieux décrire la situation et de sauver des vies. Pas simple quand il s'agit d'un membre de sa famille, et que l'affect entre dans l'équation. 

Se former permet de mieux gérer son stress 

Erreur n°5 - Penser que les secours consultent les fiches secours des téléphones portables

Il existe trop de modèles de téléphone, de systèmes et d’emplacements différents, ce qui rend cette recherche trop longue.

Certes cela semble simple sur son propre téléphone, mais imaginer pour l'ensemble des téléphones que les secours ont dans leurs mains. Les secours n’ont pas le temps de fouiller les téléphones : ils comptent sur les infos données directement.

C’est une erreur de compter là-dessus, car :

  • Il existe trop de modèles de téléphones (iPhone, Android, etc.).

  • Les systèmes d’exploitation sont différents (iOS, Android, etc.).

  • Les informations d'urgence ne sont pas toujours accessibles de la même façon.

  • Leur emplacement varie d’un téléphone à l’autre.

  • Résultat : cela prend trop de temps pour les secours de chercher ces infos sur place, surtout en situation critique.

Erreur n°6 - Raccrocher avant qu'on vous ne le dise

Il ne faut pas raccrocher avant que les secours ne te le disent, car ils peuvent encore avoir besoin d’infos précises. Tu pourrais aussi devoir parler directement à un médecin pour mieux décrire la situation. Rester en ligne permet de gagner du temps et d’aider plus efficacement. 

Parler les secours ne retardent jamais leur déclenchement. L'ARM ( celui qui répond au téléphone) peut déclencher l'envoie des secours avant la régulation par le médecin.

 

Erreur n°7 - Ne pas écouter les questions posées par les secours 

Il faut répondre aux questions précises des secours, car elles les aident à comprendre rapidement la situation.

Rester en boucle sur les soucis ralentit l’intervention et peut les empêcher de poser les bonnes questions. Chaque réponse claire permet d’envoyer l’aide la plus adaptée, plus vite.

Erreur n°8 - Penser que quelqu'un d'autre appellera les secours

Et si personne ne le fait.... tu vas pouvoir attendre longtemps ton aide. Imagines tu débutes un massage cardiaque et personne ne vient. Je t'assure que 10 min c'est déja bien long. 

Chaque seconde compte, et si tout le monde attend, l’aide n’arrivera pas. Si tu es témoin, c’est à toi d’agir et d’appeler immédiatement.

Erreur n°9 - S'arrêter de porter secours car vous les avez appelé.

S’arrêter de porter secours juste après avoir appelé ne suffit pas : les secours peuvent mettre du temps à arriver.

En attendant, ta présence peut rassurer, aider ou même sauver la personne, en réalisant des gestes. Rester sur place permet aussi de donner des infos aux secours à leur arrivée.

Erreur n°10 - Se dire que même sans réseau je peux appeler les secours

Même si ton téléphone n’a pas de réseau habituel, tu peux quand même appeler les secours. En tout cas, ton téléphone forcera l'accès a des antennes pour que tu puisses joindre les secours.

Le téléphone utilisera alors n’importe quel réseau disponible, même s’il n’est pas celui de ton opérateur. C’est une fonction prévue pour que l’aide reste accessible en toutes circonstances.

En résumé, si l'on veut sauver une vie :

🚨Il ne faut pas mentir aux secours car cela peut retarder ou compliquer leur intervention, mettant des vies en danger.

Garder son calme pour parler clairement et aider rapidement.

Les secours ne consultent pas les fiches d’urgence des téléphones car ils n’ont pas le temps ni les moyens techniques pour ça.

Ne raccroche jamais avant qu’on te le dise, car ils peuvent avoir besoin d’infos ou d’un avis médical.

Réponds précisément à leurs questions pour qu’ils comprennent bien la situation et envoient l’aide adaptée, sans attendre que quelqu’un d’autre appelle à votre place, c’est souvent à vous d’agir.

Même sans réseau, votre téléphone peut appeler les secours via n’importe quel réseau disponible, en forçant l'accès a une borne.

Soyez un héro du quotidien et n'ayez plus peur, vous ne pouvez pas faire pire que rien…

 

Saviez vous ?

Saviez vous ?

 

Le saviez vous ?

Nos statistiques sur l'arrêt cardiaque 

1 %

Le défibrillateur est mis en place que dans 1 % des cas lors d'un arrêt cardiaque

3 à 5 %

est le taux de survit de tous les arrêts cardiaques confondus

140 000

 Défibrillateurs ont été recensés en 2023 sur le registre de géolocalisation national des DAE ( Défibrillateur Automatique Externe).

50 000

 Arrêts cardiaques par an sont recensés en France.

10 minutes

est le délai moyen d'arrivé des secours.

65 ans

est l'âge moyen de l'arrêt cardiaque chez une femme.

61 ans

est l'âge moyen de l'arrêt cardiaque chez un homme.

600 000

personnes sont formées par an aux gestes de secours.

70 %

des arrêts se passent devant un témoin

42%

des témoins ne font rien lors d'un arrêt cardiaque.

1/3

de la population générale est formée aux gestes de secours.

600 000

personnes sont formées par an aux gestes de secours.

1 minute

sans massage cardiaque est une perte de 10% de chance de survit.

76%

 des situations, un défibrillateur se trouve à proximité.

30 %

des patients gaspent/ présentent une respiration agonique lors d'un arret cardiaque. 

12%

des arrêts cardiaques se passent sur la voie publique.

53 %

des témoins présents entament une réanimation précoce lors d'un arrêts cardiaques.

90%

des personnes qui survivent ont peu de séquelles neurologiques.

80 %

des services de secours proposent une assistance téléphonique sur un arrêt cardiaque pour les témoins.

21 %

des patients sont victimes d'une fibrillation cardiaque, rythme que le défibrillateur choquera le cœur.

10 %

des enfants en arrêt cardiaque présentent  d'une fibrillation cardiaque, rythme que le défibrillateur choquera le cœur.

2 minutes

est la durée entre 2 phases d'analyse du défibrillateur, lorsqu'il est mis en place.

Icone massage

200 joules

est la puissance du choc délivré par un défibrillateur, en moyenne.

Que pensez de tout cela ?

Pour augmenter la survie, une amélioration de la prise en charge portant sur le rôle des
témoins et la rapidité d'intervention est nécessaire. OSER vous former, c'est souvent quand il est trop tard qu'on regrette de ne pas avoir été formé.

Maintenant,  découvrez nos formations pour ne pas vous laisser surprendre en cas d'arrêt cardiaque et faire augmenter ses chiffres. Il ne faut pas forcement beaucoup de temps de formation, 2h pour la formation des gestes qui sauvent.

Si vous exercer dans un établissement de santé, il existe les formations de Gestes et Soins d'Urgences, en 14h ou 21h, cette formation perfectionne votre prise en charge de l'arret cardiaque.

Sources des statistiques 

  • https://sante.gouv.fr/soins-et-maladies/maladies/maladies-cardiovasculaires/
  • https://cprguidelines.eu/assets/guidelines-translations/2021-ERC-Guidelines
  • https://sfar.org/prise-en-charge-de-larret-cardiaque/
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Que faire en cas de saignement de nez ?

Que faire en cas de saignement de nez ?

Que faire, si je saigne du nez ? 

Un saignement de nez, aussi appelé épistaxis, ne se présente jamais au bon moment. Souvent bénin, il y a quelques gestes à faire pour que cela cesse et évite de tacher vos vêtements.

Lorsqu'un saignement de nez survient soudainement, cela peut donner l'impression de perdre le contrôle de son propre corps, ce qui peut être source d'anxiété et d'inconfort.

On a souvent mieux à faire que d'aller aux urgences. Alors venez découvrir mes conseils pour faire passer ce saignement rapidement et éviter de finir aux urgences.  

Epistaxis icone

C'est quoi un saignement de nez ? 

Un saignement de nez, également connu sous le nom d'épistaxis, se produit lorsque des vaisseaux sanguins situés à l'intérieur du nez se rompent et provoquent un écoulement de sang par une ou les deux narines. Les saignements de nez peuvent varier en gravité, de légers à modérés.

Un écoulement de sang

Le fait de voir du sang s'écouler de ses narines peut être désagréable et perturbant pour certaines personnes, car cela peut sembler alarmant.

Interruption des activités quotidiennes :

Un saignement de nez peut interrompre les activités quotidiennes, en particulier si vous devez prendre du temps pour traiter le saignement et nettoyer le sang. Comme cela ne se passe jamais au bon moment, autant que cela s'achève vite.

Sensation de faiblesse :

Un saignement de nez peut s'accompagner d'une sensation de faiblesse ou de fatigue, en particulier si la perte de sang est importante. Cela peut rendre difficile le maintien d'une activité normale.

Préoccupation pour la santé

Un saignement de nez peut susciter des inquiétudes concernant la santé, en particulier si vous ne comprenez pas la cause sous-jacente. Les personnes peuvent craindre qu'il s'agisse d'un symptôme de quelque chose de plus grave.

Que faire lors d'un saignement de nez  ? 

1. Gardez votre calme

Les saignements de nez sont généralement peu graves, mais il est important de rester calme pour éviter tout stress inutile.

2. Penchez-vous et asseyez-vous

légèrement en avant pour éviter que le sang ne coule dans votre gorge, ce qui pourrait provoquer des nausées ou des vomissements.

3. Pincez votre nez :

Utilisez votre pouce et votre index pour pincer fermement votre narine saignante, juste en dessous du pont du nez. Pincez pendant au moins 5 minutes. Cela permettra de stopper le saignement en appliquant une pression sur les vaisseaux sanguins.

4. Relâchez la compression :

Après avoir pincé votre nez pendant 10 minutes, relâchez. Si le saignement persiste, pincez à nouveau votre nez pendant 10 minutes supplémentaires, ne reprenant la même manœuvre.

5. Respirez par la bouche

parce que par le nez cela va être compliqué vous êtes en train de comprimer le nez. Pendant que vous pincez votre nez, respirez lentement par la bouche.

6. Sucez de la glace :

Si le saignement persiste après plusieurs tentatives de pincement, vous pouvez sucer des glaçons, pendant quelques minutes pour aider à réduire le flux sanguin et ainsi faciliter l’arrêt du saignement.

7. Insérez une mèche hémostatique

Si le saignement persiste et que les compressions ne suffisent pas, vous pouvez insérer une mèche hémostatique type Coalgan et reprendre la compression dessus. N'hésitez pas à en mettre dans votre trousse de secours

8. Consultez si ça dure

Si le saignement de nez persiste au-delà de 20-30 minutes malgré les premiers soins ou si vous avez des saignements fréquents de nez sans raison apparente, consultez un professionnel de la santé, car cela pourrait être le signe d'un problème sous-jacent.

Quels sont les signes d'alertes qui doivent m'inquiéter  ? 

Durée du saignement

Si le saignement de nez persiste au-delà de 20 à 30 minutes, malgré les tentatives de contrôle à domicile, il est recommandé de consulter un professionnel de la santé.

Quantité de sang perdue

Un saignement abondant, qui entraîne une perte de sang importante, est considéré comme plus grave. Cela peut provoquer de la faiblesse, des étourdissements, voire une sensation de vertige.

Fréquence des saignements :

Si vous avez des saignements de nez fréquents et récurrents, cela peut indiquer un problème sous-jacent qui nécessite une évaluation médicale.

Blessure ou traumatisme

Si le saignement de nez est le résultat d'une blessure importante au nez ou à la tête, une évaluation médicale immédiate est nécessaire pour exclure des lésions plus graves.

Symptômes associés

La présence de symptômes tels que des étourdissements, des vertiges, une confusion, des nausées, des vomissements, des difficultés respiratoires ou des troubles de la vision associés à un épistaxis peut indiquer une gravité accrue.

Saignement postérieur

Les saignements de nez postérieurs, qui proviennent de vaisseaux sanguins plus profonds à l'arrière du nez, sont généralement considérés comme plus graves car ils sont plus difficiles à maîtriser à domicile.

Problèmes de santé sous-jacents

Les personnes atteintes de certaines affections médicales, telles que l'hypertension artérielle non contrôlée, les troubles de la coagulation ou les tumeurs nasales, peuvent être plus à risque de saignements de nez graves.

Antécédents médicaux

Si vous avez des antécédents de troubles de la coagulation, de prise de médicaments anticoagulants (tels que des anticoagulants ou des antiplaquettaires), ou de saignements excessifs, cela peut augmenter la gravité potentielle d'un épistaxis.

Age

Les saignements de nez chez les jeunes enfants et les personnes âgées sont souvent pris plus au sérieux car ils peuvent être le signe de problèmes médicaux sous-jacents.

Comment prévenir le saignement de nez?

Gardez l'humidité de l'air

Un air sec peut irriter les muqueuses nasales et augmenter le risque de saignements de nez. Utilisez un humidificateur dans votre maison, en particulier pendant les mois d'hiver lorsque l'air est plus sec. Où vous pouvez faire sécher votre linge dans votre maison. Cela humidifiera tranquillement votre intérieur.

Protégez votre nez en cas de sports ou d'activités à risque

Si vous pratiquez des sports de contact ou des activités où vous pourriez être exposé à des blessures au nez, portez une protection appropriée, comme un casque ou une visière.

Formez vous

Si jamais cela vous inquiète et que vous voulez avoir toutes les cartes dans vos mains. N'hésitez pas à vous former avec nos formations de Gestes Qui Sauvent. 

Traitement favorisant les saignements de nez

Si vous avez prenez un traitement anti coagulant, ils augmentent votre risque d'épistaxis.

Si vous êtes sujet à de l'hypertension, assurez vous de réguler votre tension, auprès de votre médecin pour diminuer les risques de saignement de nez.

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Que faire en cas de traumatisme de cheville

Que faire en cas de traumatisme de cheville

Oups, je suis tombé ma cheville enfle a vue d'œil : Que faire ? 

Un traumatisme de cheville fait référence à une blessure affectant la région de la cheville, qui peut inclure les os, les ligaments, les tendons, les muscles ou les vaisseaux sanguins. Les traumatismes de cheville sont souvent causés par des torsions, des entorses, des fractures, des contusions ou des chocs directs. Les blessures de cheville peuvent varier en gravité, allant d'une légère entorse à une fracture sévère. Il est essentiel de prendre des mesures immédiates pour traiter et évaluer la blessure, en fonction des symptômes et de la gravité. Si nécessaire, consultez un professionnel de la santé pour un diagnostic précis et un traitement approprié..

Les chutes, que ce soit en glissant, en trébuchant, ou en tombant d'une hauteur, sont l'une des principales causes de traumatismes de la cheville. La répétition constante de mouvements stressants sur la cheville, comme la course à pied sur de longues distances sans un bon entraînement, peut également provoquer des traumatismes à la cheville au fil du temps.

Les blessures à la cheville sont fréquentes dans de nombreux sports, en particulier ceux qui impliquent des changements de direction rapides, des sauts, ou des contacts physiques, tels que le football, le basketball, le soccer, le tennis, et le volleyball.

Trauma cheville

Quand dois m'inquiéter sur un traumatisme de cheville ?

1- Incapacité totale de marcher

Si vous ne pouvez pas du tout mettre de poids sur la cheville ou si la douleur est intense, il est recommandé de consulter un médecin. C'est à dire que vous ne pouvez marcher du tout. 

 

2- Déformation

Si votre cheville semble déformée, instable, ou si vous ressentez des craquements.

Dans tous les cas, il est judicieux de consulter un médecin si vous avez des doutes ou des inquiétudes concernant la gravité de votre blessure à la cheville. Une évaluation médicale appropriée peut aider à diagnostiquer et à traiter efficacement les blessures de la cheville pour minimiser les complications à long terme.

Que faire sur un traumatisme de cheville ? 

En cas de traumatisme de la cheville, il est important de prendre des mesures appropriées pour minimiser la douleur, réduire le risque d'aggravation et favoriser la guérison. Voici ce que vous devriez faire en cas de traumatisme de la cheville, ainsi que les signes qui devraient vous alerter pour consulter un médecin :

1- Du repos

La première chose à faire en cas de blessure à la cheville est de mettre le poids du corps sur l'autre jambe pour soulager la cheville blessée. Évitez de marcher ou de faire des mouvements excessifs.

 

2- Glace

2. Glace : Appliquez de la glace sur la cheville blessée pour réduire l'enflure. Il est recommandé de faire des applications de glace pendant 15 à 20 minutes toutes les heures pendant les premières 48 heures, puis 3 à 4 fois par jour.

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3- Compression

Enroulez la cheville avec un bandage de compression élastique pour réduire l'enflure. Assurez-vous que le bandage n'est pas trop serré pour éviter de compromettre la circulation sanguine.

4- Surélevez votre cheville

Surélevez la cheville blessée en la maintenant sur un coussin ou un oreiller lorsque vous êtes assis ou couché. Cela aide à réduire l'œdème.

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5- Antalgique 

Vous pouvez prendre des antalgiques en vente libre, comme du paracétamol ou de  l'ibuprofène, pour soulager la douleur, mais assurez-vous de suivre les instructions sur la notice. En prendre plus que les recommandations, n'ont aucun effets bénéfiques sur la douleur, mais entraine un vrai risque pour votre santé. En cas de doute, renseignez vous auprès de votre pharmacien. 

6- Emplâtre d'argile verte

L'argile verte est reconnu pour ses effets de lutte contre les oedemes y comprit de cheville. Vous en trouvez en grande surface, magasin bio, dans certaines pharmacie. 

Il vous suffit de créer une pate d'argile verte et de l'appliquer idéalement sur la zone œdématiée ( gonflée) en recouvrant de papier sulfurisé et une chaussette pour pas que le papier parte. Vous laissez l'emplatre une toute la nuit. 

Dans tous les cas, il est judicieux de consulter un médecin si vous avez des doutes ou des inquiétudes concernant la gravité de votre blessure à la cheville. Une évaluation médicale appropriée peut aider à diagnostiquer et à traiter efficacement les blessures de la cheville pour minimiser les complications à long terme.