Statistique arret cardiaque

Statistique arret cardiaque

Arrêt cardiaque en France : le coût de l'inaction

Chaque minute compte. Ce n’est pas une métaphore, c’est une réalité biologique. En France, l'arrêt cardiaque reste l'une des principales causes de mortalité évitable. Pourtant, derrière la froideur des statistiques se cache une vérité brute : nous avons tous, individuellement, le pouvoir de faire basculer ces chiffres.

Icone MAC SST formation

L’arrêt cardiaque en dehors d’un hôpital, c’est plus de 40000 évènements chaque année en France. Moins de 10% des patients survivent. Les premières minutes de prise en charge sont cruciales, et souvent par crainte, angoisse les témoins n’osent pas toujours. Nos formateurs soignants travaillant tous en extra hospitaliers ( pompiers – infirmiers et ambulanciers SMUR sont spectateurs des hésitations de témoins, voir même de la non formation à ses gestes essentiels.
Améliorons ses statistiques en mettant en place une formation adaptée plus systématique par les témoins, associant massage cardiaque externe et usage d’un défibrillateur, en augmentant le taux de survie plus élevés. Actuellement moins de 30 % des citoyens français ont été formés et l’objectif est de former 80% de la population française à l'horizon 2026. Pour cela, il faut débuter l'initiation aux premiers secours au plus tôt, pérenniser l'apprentissage durant toute la vie, simplifier et améliorer la formation citoyenne aux premiers secours.

stat ACR

Comment faire pour sauver une vie ?

Alerte secours
Alerte secours

Appeler les secours

Face à un arrêt cardiaque, chaque seconde compte : alerter immédiatement les secours au 15, 18 ou 112 dès que vous constatez qu'une victime est inconsciente et ne respire pas est le premier maillon indispensable pour déclencher la chaîne de survie. Plus l'appel est passé tôt, plus vite les équipes médicales arriveront sur place avec le matériel adapté pour prendre le relais et sauver une vie.

Massage cardiaque
Massage cardiaque

Commencer un massage cardiaque

Pour maintenir la circulation sanguine vers le cerveau, réalisez un massage cardiaque en plaçant le talon de vos mains au milieu du thorax,et en massant à un rythme de 100 à 120 compressions par minute. Il faut stopper le moins  possible pour maintenir l'oxygène au cerveau.Peur de ne pas tenir,  vous inquiétez pas, l'adrénaline de la situation vous donnera la force nécessaire pour tenir jusqu'à l'arrivée des secours.

Icone défibrillateur
Recyclage AFGSU

Défibriller

Dès que possible, placez un défibrillateur automatisé externe (DAE) : si vous êtes seul, ne le cherchez que s'il est immédiatement visible, mais si vous êtes plusieurs, envoyez quelqu'un récupérer l'appareil le plus proche sans interrompre le massage. L'appareil vous guidera pas à pas, sans danger, pour délivrer un choc électrique si nécessaire ; d'ailleurs, savez-vous où se trouve le défibrillateur le plus proche de chez vous ou de votre lieu de travail ?

Encore quelques statistiques

min massage

1 minute

sans massage cardiaque, c'est 10% dechance de survie en moins

survie USA

20 %

taux de surive que Etats Unis, bien mieux qu'en France

Survie USA

40 %

des témoins débutent un massage cardiaque avant l'arrivé des secours

Survie USA

25 %

des défibrillateurs choquent le coeur dès la 1ère analyse.

35 %

de survie si la chaine des secours est optimum

5 minutes

sans massage cardiaque, c'est 4% de chance da survie seulement sans sequelles

61 ans

age moyen d'un arret cardiaque chez un homme

35%

 de chance en moins d'être masser si on est une femme

10 erreurs appel secours

10 erreurs appel secours

erreur appel secours
Allo les secours

10 erreurs à éviter lors d'un appel au secours

Tu ne le souhaites jamais… mais le jour où ça arrive, il faut savoir bien réagir.
Quand tu appelles les secours (112, 15, 17, 18…), chaque seconde compte. Et parfois, un simple réflexe mal placé peut faire perdre un temps précieux.

Voici les 10 erreurs à ne PAS commettre quand tu décroches ton téléphone pour sauver une vie (peut-être même la tienne 👀) :

Erreur n° 1 - Apeller avant même d'avoir compris ce qu'il se passe

Tu entends des cris, tu vois un attroupement… réflexe : tu appelles direct ?
Mais tu ne sais pas ce qu’il s’est passé, ni où exactement, ni l’état réel de la personne. Résultat ?
👉 Une intervention déclenchée pour rien.
👉 Une ligne de secours saturée.
👉 Et peut-être, quelque part, une vraie urgence qui attend.

🔥 Avant d’appeler : observe, questionne.
Un appel sans comprendre ce qu'il se passe, cela devient complexe pour ARM ( l'auxilaire de régulation médical qui répond au téléphone) : C'est une perte de temps pour vous et pour les secours.

Erreur n°2 - Donner des informations vagues

Chaque seconde compte : pas de temps à perdre avec du flou.

Soyez précis autant que vous pouvez. Souvent en apellant les secours, la géolocalisation de votre téléphone se met en place. Observez, décrivez ce que vous voyez.

Les secours doivent évaluer l’urgence, envoyer les bonnes équipes, et localiser la personne qui a besoin.
Si tu dis juste :

"Y'a un gars qui se sent pas bien dans la rue."
… ça ne suffit pas. Quelle rue ? Quelle ville ? Quel type de malaise ? Est-ce qu’il respire ? Est-il conscient

Erreur n°3 - Mentir pour faire venir les secours plus vite

Mentir, risque de faire perdre du temps au secours. Le plus simple est de décrire ce que l'on voit. Ainsi, les secours apprécieront mieux le souci de la situation d'urgence.

Mieux vaut agir que d’hésiter : chaque seconde compte !

Erreur n°4 - Paniquer au téléphone

Il ne faut pas paniquer en appelant les secours pour rester clair et compréhensible. Cela aide les opérateurs à poser les bonnes questions et à envoyer l’aide adaptée rapidement.

Garder son calme permet de mieux décrire la situation et de sauver des vies. Pas simple quand il s'agit d'un membre de sa famille, et que l'affect entre dans l'équation. 

Se former permet de mieux gérer son stress 

Erreur n°5 - Penser que les secours consultent les fiches secours des téléphones portables

Il existe trop de modèles de téléphone, de systèmes et d’emplacements différents, ce qui rend cette recherche trop longue.

Certes cela semble simple sur son propre téléphone, mais imaginer pour l'ensemble des téléphones que les secours ont dans leurs mains. Les secours n’ont pas le temps de fouiller les téléphones : ils comptent sur les infos données directement.

C’est une erreur de compter là-dessus, car :

  • Il existe trop de modèles de téléphones (iPhone, Android, etc.).

  • Les systèmes d’exploitation sont différents (iOS, Android, etc.).

  • Les informations d'urgence ne sont pas toujours accessibles de la même façon.

  • Leur emplacement varie d’un téléphone à l’autre.

  • Résultat : cela prend trop de temps pour les secours de chercher ces infos sur place, surtout en situation critique.

Erreur n°6 - Raccrocher avant qu'on vous ne le dise

Il ne faut pas raccrocher avant que les secours ne te le disent, car ils peuvent encore avoir besoin d’infos précises. Tu pourrais aussi devoir parler directement à un médecin pour mieux décrire la situation. Rester en ligne permet de gagner du temps et d’aider plus efficacement. 

Parler les secours ne retardent jamais leur déclenchement. L'ARM ( celui qui répond au téléphone) peut déclencher l'envoie des secours avant la régulation par le médecin.

 

Erreur n°7 - Ne pas écouter les questions posées par les secours 

Il faut répondre aux questions précises des secours, car elles les aident à comprendre rapidement la situation.

Rester en boucle sur les soucis ralentit l’intervention et peut les empêcher de poser les bonnes questions. Chaque réponse claire permet d’envoyer l’aide la plus adaptée, plus vite.

Erreur n°8 - Penser que quelqu'un d'autre appellera les secours

Et si personne ne le fait.... tu vas pouvoir attendre longtemps ton aide. Imagines tu débutes un massage cardiaque et personne ne vient. Je t'assure que 10 min c'est déja bien long. 

Chaque seconde compte, et si tout le monde attend, l’aide n’arrivera pas. Si tu es témoin, c’est à toi d’agir et d’appeler immédiatement.

Erreur n°9 - S'arrêter de porter secours car vous les avez appelé.

S’arrêter de porter secours juste après avoir appelé ne suffit pas : les secours peuvent mettre du temps à arriver.

En attendant, ta présence peut rassurer, aider ou même sauver la personne, en réalisant des gestes. Rester sur place permet aussi de donner des infos aux secours à leur arrivée.

Erreur n°10 - Se dire que même sans réseau je peux appeler les secours

Même si ton téléphone n’a pas de réseau habituel, tu peux quand même appeler les secours. En tout cas, ton téléphone forcera l'accès a des antennes pour que tu puisses joindre les secours.

Le téléphone utilisera alors n’importe quel réseau disponible, même s’il n’est pas celui de ton opérateur. C’est une fonction prévue pour que l’aide reste accessible en toutes circonstances.

En résumé, si l'on veut sauver une vie :

🚨Il ne faut pas mentir aux secours car cela peut retarder ou compliquer leur intervention, mettant des vies en danger.

Garder son calme pour parler clairement et aider rapidement.

Les secours ne consultent pas les fiches d’urgence des téléphones car ils n’ont pas le temps ni les moyens techniques pour ça.

Ne raccroche jamais avant qu’on te le dise, car ils peuvent avoir besoin d’infos ou d’un avis médical.

Réponds précisément à leurs questions pour qu’ils comprennent bien la situation et envoient l’aide adaptée, sans attendre que quelqu’un d’autre appelle à votre place, c’est souvent à vous d’agir.

Même sans réseau, votre téléphone peut appeler les secours via n’importe quel réseau disponible, en forçant l'accès a une borne.

Soyez un héro du quotidien et n'ayez plus peur, vous ne pouvez pas faire pire que rien…

 

10 erreurs massage cardiaque

10 erreurs massage cardiaque

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N'ayez plus peur

10 erreurs à éviter lors d'un arrêt cardiaque

🚨 Face à un arrêt cardiaque, chaque seconde compte... et chaque geste aussi !

On veut tous bien faire, mais dans l’urgence, certaines erreurs peuvent retarder l’intervention efficace — voire la rendre dangereuse.

Avant de plonger dans l’action, prenons un instant pour découvrir les 10 erreurs les plus fréquentes à éviter lorsqu'une vie est en jeu.

Un peu de prévention, beaucoup de bons réflexes... et peut-être une vie sauvée 💓

Erreur n° 1 - Penser que c'est compliqué de sauver une vie

Beaucoup de gens hésitent à agir lors d’un arrêt cardiaque, persuadés qu’ils ne sont pas à la hauteur.

Vous ne pouvez pas faire pire que rien faire.

Faites vous confiance, et le SAMU au téléphone pourra téléguider vos gestes au besoin.

Pourtant, les gestes qui sauvent sont simples : alerter, masser et défibriller si possible. Ce sont ces actions rapides qui font toute la différence. Chaque seconde compte, et vous pouvez faire la différence !

Erreur n°2 - Attendre les secours avant de commencer un massage cardiaque

Chaque minute compte lors d’un arrêt cardiaque, et attendre les secours peut être fatal, surtout pour son cerveau. Le massage cardiaque doit commencer le plus tôt possible, pour maintenir la circulation sanguine et surtout réoxygéner le cerveau.

Agir vite, même sans défibrillateur, sauve des vies. Alors, n’attendez pas : commencez dès maintenant ! MASSEZ pour maintenir l'oxygénation de son cerveau et limitez les séquelles sur cerveau.

Et en cas de doute, masser.

Erreur n°3 - Prendre un pouls pour valider que la personne est en arrêt cardiaque

En cas de doute, il ne faut pas perdre de temps à chercher un pouls. Prendre un pouls est réservé aux équipes entrainées : pompiers, ambulanciers, équipage SMUR...

Cela retarde inutilement les gestes qui sauvent. L’absence de réaction ( une personne inconsciente)  et de respiration suffit à déclencher immédiatement un massage cardiaque.

Mieux vaut agir que d’hésiter : chaque seconde compte !

Erreur n°4 - Masser plus vite en pensant que ça marchera mieux

Un massage cardiaque trop rapide est inefficace : il ne laisse pas le cœur se remplir correctement. Le sang n'a pas le temps de monter jusqu'au cerveau pour y apporter l'oxygène dont il a besoin pour limiter les séquelles.

La fréquence recommandée est de 100 à 120 compressions par minute, ni plus, ni moins.

Placez vos mains au milieu du sternum , et appuyez de 5 à 6 cm

Restez régulier et profond pour optimiser vos chances de sauver une vie.

Erreur n°5 - Penser que le massage cardiaque relance le cœur

Le massage cardiaque ne redémarre pas le cœur : il remplace sa fonction en maintenant la circulation sanguine y comprit au cerveau et au cœur lui même.  Tout va dépendre de la cause d'un arrêt cardiaque. S'il s'agit d'une strangulation, le simple fait d'enlever ses mains , fera que l'arrêt cardiaque sera plus facilement réversible.

Il garde le cerveau et les organes irrigués. Sans massage, les chances de survie chutent vite.

Erreur n°6 - Privilégier la cherche du défibrillateur au détriment du massage cardiaque

S’arrêter pour chercher un défibrillateur retarde l’oxygénation du cerveau. Pas de massage, pas d'oxygène qui monte au cerveau. Ne posez le défibrillateur si vous êtes seul, uniquement si il est à porté de vue.

Le massage cardiaque doit être commencé immédiatement et poursuivi sans interruption. Si un défibrillateur est disponible, une autre personne peut aller le chercher, mais jamais au détriment du massage !

Erreur n°7 - Se forcer à réaliser du bouche à bouche si cela nous écœure 

Le bouche-à-bouche n’est pas obligatoire pour aider efficacement une personne en arrêt cardiaque. Le massage cardiaque seul est déjà efficace pour maintenir la circulation sanguine. Lorsque la poitrine est comprimée lors du massage cardiaque, les poumons aussi sont écrasé et réalise un échange d'air.

Si le bouche-à-bouche vous gêne, concentrez-vous sur le massage : c’est l’action la plus vitale !

Erreur n°8 - Arrêter le massage cardiaque si on casse une côte.

Lors d’un massage cardiaque efficace, il arrive souvent de casser une côte — cela peut arriver et n'empêche en rien la personne de ressusciter ! Il vaut mieux casser une côte que de ne rien faire. Et entre nous, une personne âgée aura un sternum bien moins flexible qu'un adulte de 25 ans, ce qui risque de majorer le risque de fracture de côte.

Il faut continuer le massage sans hésiter pour donner toutes les chances de survie à la personne.

Erreur n°9 - S'arrêter parce que cela nous fatigue

Le massage cardiaque demande de l’effort, mais chaque seconde compte. Si vous êtes fatigué, demandez à quelqu’un de prendre le relais, mais ne vous arrêtez jamais sans avoir trouvé un remplaçant. Votre corps sécrétera de l'adrénaline sous l'effet du stress qui vous aidera à tenir. 

L’interruption du massage compromet les chances de survie ! Ne relâchez pas votre effort une vie est en jeux et vous êtes son seul espoir s'en sortir.

Erreur n°10 - Ne coller qu'une seule électrode du défibrillateur, chez un enfant.

Pour que le défibrillateur fonctionne correctement, il faut toujours appliquer les deux électrodes, même chez un enfant. Avec une seule électrode, l'analyse est erronée.

Une seule électrode ne permet pas de délivrer le choc nécessaire, car le courant doit passer au travers du cœur.

Respectez bien la position indiquée avec le dessin sur les électrodes pour maximiser les chances de succès.

🚨 En cas d’arrêt cardiaque, chaque geste compte et peut sauver une vie. Éviter ces 10 erreurs courantes permet d’agir rapidement et efficacement, sans hésitation ni perte de temps. Rappelez-vous que le massage cardiaque est simple mais vital, qu’il faut privilégier l’action immédiate et continuer jusqu’à l’arrivée des secours. Avec les bonnes réactions, nous pouvons tous devenir des maillons essentiels dans la chaîne du secours. 💓

Pour conclure, vous êtes son seul espoir et le pouvoir de le sauver réside dans vos mains.

Soyez un héro du quotidien et n'ayez plus peur, vous ne pouvez pas faire pire que rien…

 

Récit d’une intervention en urgence.

Récit d’une intervention en urgence.

Son voisin à commencé un massage cardiaque

 

Massage cardiaque (2)

Cela fait déjà quelques années que j’use mes pantalons comme infirmière aux urgences et dans une unité du Service Médical d’Urgence et de Réanimation ( SMUR).

Partir en intervention en équipe (SMUR) n’est pas comparable avec le travail d’infirmière aux urgences.

Pourquoi allez vous me dire ? Parce que c’est l'hôpital qui se déplace à domicile avec son personnel.

C’est ‘’nous’’ l’équipage, qui entrons dans la vie des personnes en détresse vitale.

A l'hôpital, c’est le patient qui rentre dans notre monde de soignant, avec ses contraintes et ses locaux. Nous sommes dans un lieu plutôt aseptisé.

Revenons aux SMUR. Lorsque l’alerte sonne, c’est une véritable aventure qui s’annonce et nous n’avons aucune idée de ce qu’il va se passer sur notre intervention.

C’est la régulation du centre 15 qui déclenche cette alerte car une personne est en détresse et son état l’intervention d’un médecin de toute urgence.

Une journée d’infirmière en SMUR est une journée que personne ne peut prévoir : avec ses joies, ses grands moments de solitudes, mais malheureusement aussi toute la tristesse qui peut en découler.

 

80% des arrêts cardiaques se font  à domicile, il faut partir en urgence !

 

L’urgence a sonné et en même temps, une feuille est imprimée dans les locaux du Smur pour nous indiquer le motif de l’intervention, le lieu et l’équipage qui part sur cette intervention.

Oulala un arrêt cardiaque, c’est grave ! Une fois l’équipage réuni, notre ambulancier nous guide vers le lieu de l’intervention.

Heureusement qu’on les a ! “Nos ambulanciers” ont un diplôme de soignants et passe encore une formation pour venir travailler dans un SMUR.

Rouler vite et bien, nous permet d’arriver au plus rapide sur l’intervention et en vie.

C’est parti ! Durant le trajet, le médecin nous donne les informations que le centre 15 dit SAMU a réussi à obtenir.

Le patient est une homme  de 82 ans qui a fait un arrêt cardiaque en allant au toilettes, sa femme sur place a été chercher le voisin qui a commencé un massage cardiaque

Il y a une sorte de danse organisée lorsqu’on arrive en SMUR, nous n’avons pas besoin de nous parler pour savoir ce que chaque membre de l’équipage doit faire : 

  • L'ambulancier nous aide à préparer et poser le matériel : perfusion et scope (l’appareil qui permets de connaître l’activité électrique du cœur) 
  • Le médecin doit comprendre le contexte : est ce que le patient a été massé tout de suite, si la femme a vu tomber son mari ou l’a telle découvert le matin en se levant ? le patient prenait-il un traitement ? souffrait-il d'autres pathologies ?
  • Et moi l’infirmière qui pose ce que l’ambulancier nous a préparé : perfusion et adrénaline, et le scope

La réanimation est en route, les pompiers sont déjà sur place pour que l’équipe soit la plus efficace.

Les pompiers sont avertis en même temps que nous sur l’intervention.

Ils arrivent quasi toujours avant nous et commencent ou prennent le relais pour le massage cardiaque et la ventilation avec de l’oxygène et enfin pose le défibrillateur.

 

Faire repartir le cœur.

 

La symbiose de l’équipe commence, tout le monde travaille pour faire repartir le cœur de ce patient de 82 ans.

Souvent durant ces moments nous sommes focus sur le patient, afin de faire notre métier, mais parfois le contexte vous heurte dans vos pratiques.

Nous continuons la réanimation et c’est le médecin qui prend la décision d'arrêter le massage cardiaque.

Ce jour-là, le cœur n’est pas réparti malgré nos 45 minutes de travail acharné.

 

Ce jour là, malheureusement, notre intervention n'a pas suffit.

 

Et après que faisons nous ? Le médecin explique à la famille que le cœur était fatigué et que malgré nos efforts il n’est pas reparti.

Ensuite, nous demandons à la famille, ce que nous faisons du corps. Aussi incroyable que cela puisse paraître, nous n'avons pas le droit de transporter un corps.

Nous laissons le monsieur, devenu défunt, dans un lit.

Nous essayons de le rendre le plus présentable possible, nous lui enfilons un vêtement décent , nous lui remettons les cheveux dans le bon sens, et l'installons dans un lit, car souvent à notre arrivée la victime gît sur le sol. 

Ensuite, nous expliquons les démarches à la famille, qui appeler, quand, comment ça se passe après ?

C’est souvent dans ces moments-là, qu’on se dit que la journée sera terrible pour certains car une vie s’en va.

Et nous, ensuite on repart, dans le véhicule nous faisons le point sur notre intervention.

Une fois rentrés à l'hôpital, nous remettons dans le véhicule le matériel que nous avons utilisé. 

Et voila nous sommes de nouveau prêts pour repartir à l’aventure jusqu’au prochain déclenchement de notre bip.

Message d’alerte au secours

Message d’alerte au secours

Que dire lorsque j'appelle les secours

 

Guider les secours jusqu'au lieu de l'incident est essentiel dans les situations d'urgence, notamment en cas d'accident, de malaise ou d'arrêt cardiaque. Il n'est jamais facile d'appeller les secours, mais il est primordial de ne pas se faire déborder par le stress.

Voici quelques raisons importantes pour lesquelles il est crucial de fournir des indications précises aux secours.

appel secours

Quoi dire dans mon message d'alerte  ?

1. Qui suis je ?

Fournissez votre nom, numéro de téléphone, pour que les secours puissent vous contacter si besoin. Cela peut être important si les secours ont besoins d'informations  supplémentaires ou pour la coordination des secours sur place.

2. Qui cela concerne ?

Donnez le nom, prénom, âge et sexe de la personne face à vous. Si vous ne connaissez pas la personne, estimez à vue de nez l'âge et le sexe de la personne. 

3. L'adresse où vous êtes

Fournissez l'adresse complète de l'incident avec des indications claires pour permettre aux secours de localiser rapidement le lieu. Mentionnez des points de repère ou des détails spécifiques si nécessaire. Donnez les codes d'entré des batiments, le nom sur la boîte aux lettres.

4- Décrivez la situation

Décrivez succinctement l'état de la ou des personnes. Ces détails aident les secours à évaluer la gravité de la situation. Il ne faut pas extrapoler. Décrivez ce que vous voyez sans interprétation.

5. Les gestes déjà faits

Si vous avez déjà commencé des gestes de secours, comme la réanimation cardio-pulmonaire (RCP) ou l'utilisation d'un défibrillateur automatique externe (DAE), informez en les secours. Ainsi ils peuvent vous guider dans vos gestes.

6- Suivez les consignes du SAMU

Écoutez attentivement les questions des services d'urgence et répondez-leur de manière concise. Suivez leurs consignes pour maximiser l'efficacité de l'intervention.

7- Restez calme

Essayez de rester calme et clair dans vos communications. Cela facilite la compréhension de la situation et contribue à une réponse plus efficace des services d'urgence.

Qui dois je appeler ?

numero urgences

Pourquoi dois je donner un message precis ?

Vos indications précises peuvent faire une différence significative dans la prise en charge rapide et appropriée des victimes.

Gain de temps critique :

Lors d'une situation d'urgence, chaque minute compte. En guidant les secours vers le lieu exact de l'incident, vous contribuez à réduire le temps d'intervention. Cela peut être crucial pour les victimes, surtout en cas d'arrêt cardiaque où des actions rapides peuvent significativement augmenter les chances de survie.

Localisation précise

Dans des zones complexes ou peu familières, les secours peuvent avoir du mal à trouver l'endroit précis de l'incident. Vos indications permettent d'éviter des retards inutiles et garantissent que les secours atteignent rapidement la victime.

Optimisation des secours

 En guidant les secours, vous contribuez à l'efficacité de leur intervention. Ils peuvent mieux planifier leurs actions, mobiliser les ressources nécessaires, et prendre des décisions éclairées en fonction de la situation sur place.

Coordination des secours

En expliquant aux services des services d'urgence, vous contribuez à une coordination plus efficace de la réponse. Cela permet aux secours de prendre des décisions informées et de mettre en œuvre les moyens nécessaires de manière plus efficace à votre problème.

Que faire en cas d’arrêt cardiaque ?

Que faire en cas d’arrêt cardiaque ?

Que faire, si une personne s'effondre devant moi ?

En cas d'arrêt cardiaque, il est crucial d'agir rapidement pour augmenter les chances de survie de la personne en détresse.

En France, le taux de survie reste encore trop bas, environ 8% des personnes en arret cardiaque survive. Cela reste bien peu si on compare aux pays comme les Etats Unis où le taux de survie est de 20 à 30 %.

Pour progresser, voici comment agir en cas d'arret cardiaque, car il n'y a de plus belle chose que d'agir pour sauver une vie, encore plus quand il s'agit d'un membre de sa famille. Découvrez nos autres statistiques sur l'arrêt cardiaque.

 

Icone recyclage

Une règle simple à appliquer face à toute personne en arrêt cardiaque

P comme protection

 

Assurez vous que l'environnement est sûr pour vous et la personne fasse à vous. Vérifiez s'il y a des dangers potentiels, comme la circulation, de l'électricité avant de vous approcher de la personne en détresse.

Il serait dommage d'avoir un suraccident alors que vous essayez de porter secours.

A comme alerter

 

Appeler les secours : Composez immédiatement le numéro d'urgence :

  • 15 pour une urgence médicale
  • 18 pour une urgence
  • 112 pour

=>Prevenir efficacement pour obtenir la réponse la plus adaptée à votre urgences. Indiquez clairement votre problème surtout si s'agit d'un arrêt cardiaque.

S comme secourir

 

Une fois que vous avez appelé les secours, suivez ces étapes pour secourir la personne en arrêt cardiaque, même si vous avez un doute, il faut agir les chances de survit de la personne vont grandement dépendre de vos actions

Par quoi commencer, si je découvre quelqu'un par terre !

Conscient ou inconscient ?

1 - Appeler la personne

 

D'une voix forte et claire, appelez la personne en utilisant des termes simples comme "Madame" ou "Monsieur". Par exemple, dites "Monsieur, est-ce que ça va ?"

Vous pouvez aussi demander à la personne de vous serrez les mains, d'ouvrir les yeux, enfin de faire un geste que vous lui avez demandé.

Vous pouvez aussi l'appeler par son prénom, on réagit mieux quand on nous appelle par notre prénom.

2 - Evaluer la réponse de la personne

 

Observez attentivement la réaction de la personne.

 

  • Aucune réponse : Si la personne ne réagit pas du tout, elle est INCONSCIENTE.

En résumé, pour vérifier l'état de conscience d'une personne, essayez de l'appeler, observez sa réaction, et évaluez si elle est consciente ou non. Cette évaluation rapide est cruciale pour déterminer les étapes suivantes dans la gestion des situations d'urgence.

La personne respire ou pas ?

3 - Observez le torse

 

Une respiration d'observe directement avec son regard. Il n'y a pas besoin de  s'inclinez dessus pour valider que la personne respire.

Une respiration est un torse qui se soulève au moins une seconde.

4 - Vous avez un doute sur la respiration ?

 

Prévenez la personne et placez votre main sur le thorax de la personne si vous sentez le thorax se soulever efficacement

=> Il respire

Si vous avez un doute, considérez que la personne ne respire pas

Inconscient et ne respire pas = Arrêt cardiaque  

1 - Alerter

 

Vous devez immédiatement appeler les secours (composez le numéro d'urgence 15 ou 18) et commencer le massage cardiaque.

Plus vous appelez tôt, plus vite les secours arriveront. SI vous ne commencez rien, les secours ne pourront jamais récupérer cette période d'inaction.

VOUS ETES UN MAILLON ESSENTIELLE POUR SAUVER CETTE PERSONNE, d'où l'interet de se former avec Formurgences. Avant qu'il ne soit trop tard, trouvez vous une date

APS formation
MCE

2- Réaliser des compressions thoraciques

Il Faut AGIR.... que peut 'il se passer de pire !

  • Placez le talon d'une main au milieu de la poitrine (juste en dessous de la ligne des mamelons).
  • Utilisez l'autre main pour comprimer la poitrine d'au moins 5 cm (environ 2 pouces) à un rythme d'environ 100-120 compressions par minute.
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3- Placez votre défibrillateur

Si un défibrillateur automatique externe (DAE) est disponible, utilisez-le immédiatement. Suivez les instructions du DAE. Si vous ne savez pas quel défibrillateur acheter, voici quelques conseils pour l'équipement d'un défibrillateur.

Si vous n'avez pas de DAE à proximité, poursuivez le massage, et envoyez un temoin vous en chercher 1.

défibrillateur

Et maintenant je fais quoi ?

4 - Continuez le massage cardiaque

Le massage cardiaque maintient l'oxygénation du cerveau. Cela est crucial car le sang transporte l'oxygène nécessaire aux organes vitaux, en particulier au cerveau. Il faut interrompre le moins possible le massage cardiaque.

5 - Ecoutez les consignes du défibrillateur

Les DAE sont conçus pour être utilisés avant l'arrivée des secours médicaux. En suivant les consignes du DAE, vous augmentez les chances de survie de la personne en arrêt cardiaque en permettant une intervention rapide et appropriée.

6 - Guidez les secours pour qu'il vous retrouve

Lors d'une situation d'urgence, chaque minute compte. En guidant les secours vers le lieu exact de l'incident, vous contribuez à réduire le temps d'intervention. Alors envoyer un témoin dehors pour accueillir les secours.

En résumé, en cas d'arrêt cardiaque, appelez les secours, utilisez un DAE si disponible, et commencez le massage cardiaque. Il est important de maintenir le rythme des compressions et de continuer les continuer jusqu'à ce que des professionnels de la santé prennent le relais.

N'oubliez pas que chaque seconde compte, et une intervention rapide peut sauver des vies. Et on ne le répètera jamais assez qu'il est important de se former.